462 établissements d'hébergement et de restauration sont inscrits sur les neuf communes. 105 emploient au moins une personne. Entre ces deux chiffres se trouve tout ce qu'il faut comprendre avant de vendre ou de reprendre.
Faire estimer mon affaireQuand on envisage de vendre son restaurant ou d'en reprendre un en Pays de Fayence, la première question est presque toujours la même : le marché est-il saturé ? On entend tout et son contraire, souvent au comptoir, rarement avec des chiffres.
Nous avons donc compté. Sur les neuf communes du Pays de Fayence, 462 établissements d'hébergement et de restauration sont inscrits et actifs au répertoire des entreprises. C'est un chiffre impressionnant. Il est aussi trompeur, et cette page explique pourquoi.
Source : répertoire SIRENE (INSEE), établissements actifs des neuf communes du Pays de Fayence, extraction du 16 juillet 2026. Périmètre retenu : codes d'activité 55 (hébergement) et 56 (restauration).
C'est le nombre d'établissements d'hébergement et de restauration enregistrés et actifs sur les neuf communes. C'est le chiffre que tout le monde cite, et le moins utile seul.
Soit environ 23 % du total. Ce sont les affaires qui portent une masse salariale, avec une équipe à reprendre et à conserver.
Micro-activités, chambres d'hôtes, activités saisonnières ou d'appoint, inscriptions dormantes, mais aussi de vraies affaires tenues par leurs propriétaires seuls.
Le nombre d'inscrits surestime la concurrence ; le nombre d'employeurs sous-estime le marché. La vérité se trouve entre les deux.
Être inscrit au répertoire des entreprises ne signifie pas exercer. Une inscription y demeure tant qu'elle n'a pas été radiée, ce qui peut prendre des années après que l'activité s'est arrêtée. Un indice le montre bien ici : 43 de ces établissements portent encore un code d'activité issu de l'ancienne nomenclature, celle d'avant 2008, et aucun n'emploie de salarié. Ce sont des fiches que plus personne n'a mises à jour depuis plus de quinze ans.
À l'inverse, l'inscription englobe des activités qui ne sont pas des commerces au sens où l'entend un repreneur : une chambre d'hôtes tenue trois mois par an, une activité de traiteur exercée en complément d'un autre métier, un meublé de tourisme. Toutes sont légitimes. Aucune n'est un fonds de commerce à céder.
On serait tenté de conclure que seules comptent les affaires qui emploient. Ce serait faux, et c'est une erreur que nous voyons souvent. Un couple qui tient son restaurant seul, sert quarante couverts et vit correctement de son travail n'a aucun salarié. Son affaire n'en est pas moins un fonds de commerce, avec un bail, une clientèle, une réputation et une valeur. Elle se vend, et elle se vend parfois mieux qu'un établissement plus gros dont la rentabilité est mangée par la masse salariale.
Voilà pourquoi aucun de ces deux chiffres ne suffit. Le premier surestime la concurrence, le second sous-estime le marché. Le seul moyen de savoir ce que vaut une affaire reste d'ouvrir ses comptes.
La répartition n'a rien d'uniforme, et elle raconte le territoire. Fayence et Montauroux concentrent à elles deux près de la moitié des établissements. Ce sont les deux pôles du Pays de Fayence, et c'est là que se joue l'essentiel du marché.
| Commune | Établissements inscrits | Dont employeurs |
|---|---|---|
| Fayence | 109 | 26 |
| Montauroux | 105 | 21 |
| Tourrettes | 67 | 16 |
| Callian | 65 | 16 |
| Seillans | 31 | 6 |
| Bagnols-en-Forêt | 30 | 10 |
| Saint-Paul-en-Forêt | 26 | 6 |
| Tanneron | 16 | 3 |
| Mons | 13 | 1 |
| Pays de Fayence | 462 | 105 |
La proportion d'employeurs varie sensiblement d'une commune à l'autre. Là où elle est plus forte, on trouve davantage d'établissements structurés, avec une équipe. Là où elle est plus faible, le tissu est fait de très petites unités, souvent saisonnières. Pour un repreneur, cela change la nature même des affaires à examiner : on ne reprend pas une brasserie de village comme on reprend un meublé de tourisme.
Un dernier point mérite l'attention. Un nombre élevé d'établissements sur une commune n'est pas forcément un mauvais signe pour qui veut s'installer. Une commune qui concentre les commerces attire aussi les clients : on s'y rend parce qu'il y a du choix. L'isolement protège de la concurrence, mais il prive du flux.
Le détail par activité est plus parlant encore que le total. Il montre que derrière le mot « restaurant » se cachent des métiers qui n'ont ni le même modèle, ni la même valeur, ni les mêmes acheteurs.
| Activité | Inscrits | Dont employeurs |
|---|---|---|
| Restauration traditionnelle | 116 | 42 |
| Restauration de type rapide | 106 | 19 |
| Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée | 74 | 6 |
| Services des traiteurs | 34 | 6 |
| Hôtels et hébergement similaire | 31 | 10 |
| Débits de boissons | 21 | 11 |
| Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs | 16 | 5 |
Deux enseignements ressortent. D'abord, la restauration traditionnelle est de loin la première activité du territoire, et c'est aussi celle qui emploie le plus : ce sont les affaires les plus structurées, donc celles qui se cèdent le plus souvent avec une équipe. Ensuite, l'hébergement touristique compte beaucoup d'inscrits pour très peu d'employeurs, ce qui confirme qu'il s'agit en majorité de meublés et de chambres d'hôtes, pas d'hôtels.
Les débits de boissons présentent le profil inverse : peu d'établissements, mais une part d'employeurs parmi les plus élevées. Un bar de village qui tient l'année emploie, parce qu'il faut couvrir des amplitudes horaires. C'est un marché étroit, où les affaires changent rarement de mains, et où une opportunité se saisit vite.
Le nombre d'établissements du territoire ne fixe pas votre prix : vos comptes le font. Mais il éclaire une chose utile, le nombre d'acheteurs possibles. Plus votre affaire est atypique, plus le cercle des repreneurs est étroit, et plus la mise en marché demande du temps et de la méthode. Une brasserie de village trouve preneur plus vite qu'un établissement très spécialisé, à qualité égale.
Ne comptez pas vos concurrents sur une carte : la moitié n'en sont pas. Regardez qui emploie, qui ouvre à l'année, qui vit du passage et qui vit des habitués. Et méfiez-vous de la conclusion facile selon laquelle un marché chargé serait fermé : ce qui compte n'est pas le nombre d'établissements, c'est le nombre d'établissements qui font la même chose que vous, au même endroit, pour la même clientèle.
Ils ne disent rien de la rentabilité, du bail, de la terrasse, de l'état des installations ni de la saison. Ce sont pourtant ces éléments qui font la valeur d'une affaire. Un comptage donne le décor, pas la pièce. Pour aller plus loin, nous détaillons ce qui fait la valeur d'un restaurant sur notre page dédiée à la cession de restaurant, et la manière dont une affaire s'estime dans notre article sur l'estimation d'un fonds de commerce dans l'Est varois. L'ensemble de notre accompagnement est présenté sur la page cession de fonds de commerce et CHR.
Ces chiffres décrivent un territoire. Votre commerce, lui, a ses comptes, son bail et sa clientèle. Le Cabinet Pellet l'estime gratuitement, en toute confidentialité.
Demander une estimation gratuite