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Valeur et prix de cession

Combien vaut un restaurant dans l'Est varois

Sur 641 ventes de restaurants publiées au BODACC entre 2017 et 2026 dans l'Est varois, le prix médian s'établit à 95 000 €, un quart des ventes se concluant sous 45 000 € et un quart au-dessus de 190 000 €. Cette page part de ventes réelles, pas d'un barème recopié.

Le prix de vente du restaurant dans l'Est varois

Un restaurant se vend rarement au prix que son exploitant a en tête. L'écart vient presque toujours du même endroit : le prix se raisonne sur ce que l'affaire dégage une fois le dirigeant payé, pas sur ce qu'elle encaisse.

Sur 641 ventes de restaurants publiées au BODACC entre 2017 et 2026 dans l'Est varois, le prix médian s'établit à 95 000 €, un quart des ventes se concluant sous 45 000 € et un quart au-dessus de 190 000 €. Ces montants sont ceux stipulés aux actes et publiés au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales : ce sont des prix payés, pas des prix demandés dans des annonces.

Un point de lecture propre à la restauration : ces montants mélangent des affaires de bord de mer, qui vivent d'une saison, et des tables de village ouvertes à l'année. Ce ne sont pas les mêmes métiers, et un repreneur ne les finance pas de la même façon.

Source : les annonces de ventes et cessions publiées au BODACC, en données ouvertes, croisées avec les comptes annuels déposés et le répertoire SIRENE de l'Insee. Relevé du 30 juillet 2026.

Calculer la valeur d'un fonds de commerce du restaurant

Sur 156 ventes de restaurants dont le vendeur avait publié ses comptes, le prix payé représente en médiane 0.72 fois le chiffre d'affaires annuel (la moitié centrale des ventes se situant entre 0.54 et 0.99 fois).

Dans la restauration, l'écart entre les deux méthodes vient presque toujours du travail non rémunéré du dirigeant. C'est le premier chiffre à corriger, et le plus douloureux à entendre. Ce repère est mesuré, pas emprunté : il vient du croisement des prix publiés au BODACC et des comptes annuels réellement déposés par les vendeurs. Seuls ceux qui publient leurs comptes sont observables, et ce sont plutôt les plus structurés : c'est un repère solide, ce n'est pas une vérité statistique.

Concrètement, voici comment se conduit le calcul du restaurant :

  1. Reconstituer ce que gagne vraiment l'affaire. On repart des trois derniers bilans, on y réintègre la rémunération réelle du chef et du conjoint, et on retire ce qui ne se transmet pas. Beaucoup de restaurants affichent un résultat faible et dégagent, une fois retraités, de quoi payer un salarié en cuisine et rembourser un emprunt.
  2. Comparer à ce qui s'est vendu à côté. Le multiple observé donne l'ordre de grandeur, le tableau par commune donne la fourchette locale. Une même carte ne se paie pas pareil sur le port de Saint-Tropez et dans une rue de Draguignan.
  3. Vérifier que la banque suit. Le repreneur emprunte sur sept ans en général. Si le résultat retraité ne rembourse pas l'emprunt en laissant de quoi vivre, le prix ne tiendra pas, quelle que soit la qualité de la table.

Ce qui fait varier la valeur du restaurant

L'extraction et la hotte

C'est le premier point de blocage d'une vente de restaurant. Sans conduit d'extraction conforme jusqu'en toiture, un repreneur ne peut pas exploiter une cuisine chaude, et l'affaire se vend alors comme un snack ou comme un simple droit au bail. La différence de prix se compte en dizaines de milliers d'euros.

La terrasse, et surtout son statut

Une terrasse sur domaine public repose sur une autorisation d'occupation personnelle, précaire et révocable : elle ne suit pas le fonds. Le repreneur doit en solliciter une nouvelle, et la mairie n'est pas tenue de l'accorder aux mêmes conditions. Une terrasse sur terrain privatif, elle, fait partie de ce qui se vend.

La saisonnalité

Sur le littoral varois, un restaurant peut réaliser l'essentiel de son année en quatre mois. Deux affaires au même chiffre d'affaires ne valent pas la même chose selon qu'il est étalé ou concentré : le revenu d'été paie moins cher que le revenu de l'année, parce qu'il est plus fragile.

La dépendance au patron

Si le chef est le patron et que la clientèle vient pour lui, une partie de la valeur part avec lui. C'est le principal correctif à la baisse que retient un repreneur, et le seul qu'un vendeur peut préparer, en documentant ses recettes et en formant son équipe avant de vendre.

Prix observés commune par commune

La restauration est la famille la plus échangée du territoire : c'est celle où la comparaison locale est la plus fiable, parce que les observations sont les plus nombreuses. Un chiffre n'est publié qu'au-delà de 10 ventes observées : en dessous, une médiane n'est pas un repère, c'est une anecdote. Les communes absentes ont un marché réel, mais trop peu de transactions publiées pour en tirer une statistique.

CommuneVentes observéesPrix médian
Fréjus9865 816 €
Saint-Raphaël78106 000 €
Sainte-Maxime42200 000 €
Cogolin37118 700 €
Draguignan3665 000 €
Cavalaire-sur-Mer31120 000 €
Grimaud30185 000 €
Saint-Tropez27250 000 €
Roquebrune-sur-Argens2370 000 €
Lorgues2365 500 €
Fayence15110 000 €
Montauroux1460 000 €
Gassin1367 000 €
Salernes1280 000 €
Besse-sur-Issole1236 000 €
Puget-sur-Argens10117 000 €

Pour le détail toutes activités confondues, commune par commune et année par année, voir l'observatoire des prix de cession.

De la valeur au prix de vente

Dans la restauration, la vente se prépare sur un cycle : un repreneur veut voir une saison complète et des comptes qui la racontent. Six mois de préparation valent souvent plus que six mois d'annonce.

Un point vaut pour toutes les cessions : les contrats de travail en cours se poursuivent de plein droit avec le repreneur, c'est l'article L1224-1 du code du travail. Cela se prépare, cela ne se contourne pas.

Une valeur calculée ne devient un prix que le jour où elle rencontre un repreneur solvable. Entre les deux, il y a un dossier à monter, des comptes à expliquer et une confidentialité à tenir : un commerçant n'a pas intérêt à ce que sa clientèle, ses salariés et ses fournisseurs apprennent la vente avant l'heure.

Le déroulé complet figure dans notre guide vendre ou reprendre un restaurant, et la méthode générale d'évaluation dans la page prix et estimation d'un fonds de commerce. Pour situer votre propre affaire, le parcours d'estimation reprend ces étapes à partir de vos chiffres.

Questions fréquentes sur la valeur du restaurant

Quel est le prix de vente d'un restaurant dans l'Est varois ?
Sur 641 ventes de restaurants publiées au BODACC entre 2017 et 2026 dans l'Est varois, le prix médian s'établit à 95 000 €, un quart des ventes se concluant sous 45 000 € et un quart au-dessus de 190 000 €. Ce sont des prix payés, publiés au BODACC à chaque vente, et non des prix demandés dans des annonces.
Comment calcule-t-on la valeur d'un fonds de commerce de restaurant ?
Sur 156 ventes de restaurants dont le vendeur avait publié ses comptes, le prix payé représente en médiane 0.72 fois le chiffre d'affaires annuel (la moitié centrale des ventes se situant entre 0.54 et 0.99 fois). La méthode sérieuse consiste ensuite à vérifier ce résultat par la rentabilité : on retraite l'excédent brut d'exploitation de la rémunération réelle du dirigeant, puis on regarde en combien d'années le repreneur rembourse son emprunt. Si les deux approches divergent beaucoup, c'est la seconde qui décide, parce que c'est celle de la banque.
Les murs sont-ils compris dans le prix ?
Non, sauf mention expresse. Le fonds de commerce est l'exploitation : clientèle, enseigne, droit au bail, matériel. Les murs sont un bien immobilier distinct, qui se vend et se finance à part. Beaucoup de comparaisons de prix se trompent en mélangeant les deux.
Le stock est-il inclus ?
Non. Le stock se compte et se paie en plus du prix du fonds, le jour de l'acte, sur inventaire contradictoire. C'est une source de discussion fréquente en fin de négociation, autant la traiter dès la promesse.
Vaut-il mieux vendre avant ou après la saison ?
Un bilan récent qui montre une saison complète rassure. Vendre juste avant l'été laisse au repreneur la trésorerie de la saison, ce qui se négocie ; vendre à l'automne donne des comptes à jour mais un hiver à financer. Ce choix vaut plusieurs points de prix, il se prépare six mois à l'avance.

Savoir ce que vaut votre restaurant

Vous saurez ce que votre table peut réellement se négocier, et ce qu'un repreneur regardera dans vos comptes avant de faire une offre.

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Cabinet Pellet, 821 Chemin des Rouvières, 83490 Le Muy. Jean-François Pellet, titulaire de la carte professionnelle Transactions, immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 21006511. Nous intervenons sur les soixante communes de l'Est varois.